Industrie 4.0 et RSE : le digital au service de la qualité de vie au travail

  • 04/11/2022

La responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises (RSE) comprend un volet humain, central, dans cette démarche globale d’amélioration des pratiques et de développement durable. Dans ce cadre, l’industrie 4.0, et l’ensemble des outils digitaux qui la composent, apportent des solutions concrètes aux problématiques liées à la qualité de vie au travail (QVT).

Sans la QVT, un risque pour la productivité…

La QVT est définie par l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2013 comme le sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement, soit l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, l’égalité de traitement et la valorisation du travail effectué. Dans le secteur industriel, la répétitivité des tâches, le rythme des cadences et, parfois, une certaine culture patriarcale et brutalité dans les rapports hiérarchiques, obèrent la QVT des salariés, pénalisant, à terme, leur engagement et productivité.

Les TMS, principaux ennemis du bien-être au travail industriel

Gestes répétitifs, charges lourdes, cadences sous pression… Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont légion et très pénalisants pour ceux qui en souffrent. Ils touchent le dos et les articulations, principalement des membres supérieurs (épaule, poignet, coude). L’âge et les contraintes psychosociales et organisationnelles sont bien souvent en cause ou aggravantes. Ainsi, selon le Cnam, en 2019, 79% des maladies professionnelles reconnues dans le secteur de l’industrie métallurgique étaient liées à des TMS et plus de 2,7 millions de jours de travail ont été perdus du fait d’arrêts maladie induits.

Le digital, source de solutions

La robotisation et l’automatisation des tâches réalisées sur les chaînes de production revalorisent les fonctions des opérateurs. Ceux-ci, désormais chargés du pilotage et du suivi de maintenance des machines, bénéficient d’une montée en compétences leur permettant de se concentrer sur des tâches à plus hautes valeur ajoutée.

· Les outils de communication

Un système d’information « ouvert » corrige une trop grande verticalité dans l’organisation. Grâce à l’ERP ou au PLM, les collaborateurs ont accès à la vision d’ensemble de leur mission collective, ce qui permet de redonner du sens à leur travail. En outre, une communication plus fluide, plus instantanée entre services réduit les irritants et blocages dans la chaîne de décision et autonomise d’avantage les collaborateurs.

· L’IoT

Capteurs de mesure de la qualité de l’air, de l’eau, solutions anti-bruit, outils de maintenance prédictive… L’IoT permet d’automatiser tous ces contrôlesd’aléas et d’en réduire les effets négatifs.

· La cobotique

Ce domaine de la robotique développe des dispositifs d’assistance, conçus pour interagir et coopérer avec l’humain et réduire significativement la pénibilité au travail. Il s’agit, par exemple, d’exosquelettes, qui corrigent les postures et compensent les efforts physiques des opérateurs.

L’accompagnement au changement

L’adoption de nouveaux outils et de nouvelles pratiques, notamment en termes d’inclusion et d’égalité, implique un changement culturel qu’il est impératif d’accompagner. Ici encore, le digital apporte des clés permettant une diffusion généralisée ou ciblée d’outils de sensibilisation, de formation, de remontée d’initiatives ou d’audit interne du bien-être perçu.


La mise en place d’une stratégie RSE, replaçant l’humain au cœur du réacteur, et associée aux nouveaux outils de l’Industrie 4.0 est un véritable levier de performance et de pérennité industrielle.

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